Par-dessus le maillet « L’estime de soi »

Nadine G.D. est une Sœur de la RL L’Arche d’Alliance à l’Orient de Cannes et membre fondateur de la RL Arche du Temple à l’Orient de Nice. Passant de l’estime de soi dans la vie quotidienne, de par son métier de psychologue clinicienne, à l’estime de soi en tant que Franc-Maçon, elle a captivé les frères et sœurs présents au travers d’un travail sur ce thème. Elle a bien voulu répondre à nos questions.

Chère Nadine, l’estime de soi est quelque chose de fondamental pour toi peux-tu nous en parler ?

On peut dire que l’estime de soi c’est les trois piliers de la construction psychique de l’individu ; ce sont les composantes comportementales, cognitives et émotionnelles c’est-à-dire : l’amour de soi, la vision de soi et la confiance en soi. C’est avec l’équilibre de ces trois éléments qu’on peut acquérir une bonne estime de soi. Ce n’est pas facile, c’est un travail de tous les jours et à tous les âges.

Que peut entraîner la mauvaise ou la trop bonne estime de soi ?

La mauvaise estime de soi est caractérisée par le fait de se dévaloriser, de ne pas savoir choisir, de ne pas agir et de ne pas pouvoir évoluer pour augmenter ses capacité et ses compétences. Par contre, trop d’estime de soi mène vers des travers tel que, entre autres : harcèlement, despotisme, manipulations toxiques. C’est donc le principe du bien et du mal et l’équilibre qu’il faut trouver en soi.

L’estime de soi est-il un processus qui se travaille en Franc-Maçonnerie ?

La Franc-Maçonnerie n’est pas là pour remplacer une psychothérapie en cas de problèmes psychiques et comportementaux importants ; ce n’est pas son but. Par contre, elle peut peaufiner le fait de mieux se connaître, de mettre en valeur les forces et les faiblesses de chacun et y pallier dans le but de juguler les pulsions et de travailler sur le « connais-toi toi-même ». En franc-Maçonnerie, ça se fait dans l’amour, la bienveillance, la fraternité.

Propos recueillis par Nicole Guignard.